Management des Ressources Humaines et Coaching

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Changer de point de vue...Monter sur la table

Posted on August 20, 2014 at 2:42 PM Comments comments (0)
Le professeur du Cercle des Poètes disparus est mort. Celui qui, le premier, nous a incité à penser "out of the box", s'en est allé. Tant d'émotion, tant de charme et tant de tristesse dans cet artiste tourmenté.

Pour autant, l'enseignement de Robin Williams, tellement incarné dans ce professeur de lycée, nous inspire et lui survit. L'inspiration, c'est bien cela qu'il faut retenir de cet homme et de ses rôles.
 
La scène finale du Cercle des Poètes disparus reste emblématique tant d'un point de vue managériale que d'un point de vue pédagogique;deux sujets qui me passionnent!



"Monter sur la table", d'un point de vue managériale nous enseigne deux choses:
- l'engagement ne peut pas seulement être porté par la raison, l'engagement a besoin d'inspiration, d'émotion, de vision.
- la transgression des règles ou l'audace de penser et faire différemment  ne se fonde pas seulement sur le courage mais aussi sur la créativité et l'intelligence. Intelligence de remettre en cause l'existant, le pouvoir dominant, la technocratie.

"Monter sur la table", d'un point de vue pédagogique nous invite à:
- enseigner différemment en transmettant avec ce que l'on est, ce en quoi l'on croit. Le professeur monte sur la table car son enseignement n'est pas extérieur à lui. Il vit son message pédagogique, le porte, l'incarne, l'agit.
- enseigner en donnant à voir, à vivre, à ressentir, à expérimenter. Le professeur Williams fait de ses élèves les premiers acteurs de son enseignement.

Plus que jamais, la disparition prématurée de Robin Williams nous incite à vivre et vivre l'instant présent.
Carpe Diem chers lecteurs

Un été "studieux"

Posted on July 1, 2014 at 1:34 PM Comments comments (0)
J'ai signé pour une troisième saison en tant qu'enseignante-vacataire pour l'université Lyon III. Cette année, j'ai envie de revisiter mes cours, d'enlever un peu de poussière accumulée l'année dernière.
C'est pourquoi je vais revoir mes classiques, enfin, façon de parler! Je me suis fixée comme objectif de regarder, pour la première fois, la saga Game of Thrones!

Loin de moi l'idée de me détendre, de me délasser devant l'écran, j'aurai un œil critique et professionnel sur cette série qui fait le buzz chez les "jeunes" et moins jeunes.
Au regard du nombre de blogs qui traite de ce sujet, je mesure la popularité. Je fais le choix de lire les études faites avant de m'attaquer à la série; ainsi mon œil sera aguerrie. Cela semble de bon ton face à une série réputée crue et violente, où le pouvoir tend à se fonder avant tout sur la contrainte et la force physique.

knowledge is power /vs power is power

Les études géopolitiques de Game of Thrones ne vont pas beaucoup aider l'enseignante en gestion des ressources humaines et management. Quoique...
Aparté sur la place des femmes...Ah, cela pourrait introduire le travail sur l'égalité H/F? Comment être une femme dans un monde hyper masculin? A lire les blogueurs, les femmes fortes et intelligentes semblent tenter de s'intégrer dans une hiérarchie qui demeure masculine. bon ben, rien à voir avec la volonté d'introduire des valeurs du féminin dans un monde du masculin!!

Si les héroïnes de Game of Thrones préfèrent le maniement des armes, ceci est imposé par la dureté de la situation. Pour autant, il est dit qu'elles ne souhaitent pas se "transformer" en hommes et crient haut et fort leur statut de femmes. Peut-être quelques idées à glaner de ce côté...

Je vous passe les références à Norbert Elias et son "mécanisme absolutiste",  à Max Weber sur la légitimité du pouvoir ou bien à la naissance de l'élite administrative façon Bourdieu. 
L'été sera vraiment studieux si je veux trouver des passerelles et des liens pédagogiques entre Game of Thrones et la gestion des ressources humaines et du management!

Je finirais cet article en livrant à votre réflexion cette analyse: Game of Thrones serait la réponse au Seigneur des Anneaux. Là où l'un raconte le désenchantement progressif du monde, le retrait des dieux et le triomphe de l'Homme; l'autre part d'un monde laïc, violent pour aller vers du religieux, vers le retour à des signes supposés archaïques.

Définitivement, l'été sera chaud...
Keep learning

NLP, the Icing on the cake?

Posted on June 2, 2013 at 4:28 AM Comments comments (0)
Etre coach, c'est savoir se former en continu, pour explorer de nouvelles façons d'accompagner ses coaché(e)s. Dans cette optique, J'ai donc voulu expérimenter un séminaire sur la PNL en langue anglaise. J'utilise déjà ces techniques dans ma pratique de coach, mais ici, le contexte m'a séduite.
 
En effet, ce séminaire était organisé par un réseau de femmes anglophones, réseau très actif à Grenoble: WWNG!
J'étais curieuse de voir comment réagit une audience de femmes hollandaises, américaines, anglaises, nord africaines, françaises,... face à une délicieuse formatrice purement anglaise.
 
J'ai retrouvé l'enthousiasme que dégagent les américaines, l'humour délicat et pour autant pertinent des anglaises, la franchise des hollandaises et la retenue toute française de mes compatriotes. Le bonheur, dans ce réseau, est que même si nous avons toute un bon niveau d'anglais, la tolérance et le non jugement sont omni présents.
 
Notre formatrice anglaise a pris soin de demander des traductions en français pour certains termes ou expressions. En effet, la PNL (Programmation Neuro Linguistique) ou NLP en langue de Shakespeare (Neuro Linguistic Programming) est fortement basée sur le langage.
 
C'est d'ailleurs cela qui fut intéressant, de vivre des exercices connus et utilisées mais dans une autre langue.
Par exemple, je sais que je suis à la fois visuelle et auditive dans mes préférences et avec une zone de confort prioritairement auditive. Ce séminaire m'a démontré que lorsque je travaille dans une autre langue que ma langue maternelle, j'utilise majoritairement l'auditif et délaisse le visuel.
En effet, placée dans un environnement plus complexe et exigeant, je vais naturellement faire appel à ce qui m'est le plus facile pour moi afin de conserver mon énergie à gérer la complexité de mon environnement.
 
Cela est bien sûr instinctif, pour autant, il est intéressant de noter ce type de stratégie afin de la dupliquer et de l'améliorer dans d'autres situations. Cela peut également servir d'exemple face à un coaché(e) qui a du mal à identifier ses stratégies de réussite.
 
L'autre aspect positif de ce séminaire a été de constater que la PNL est un outil qui peut être façonné à son image. C'est ce que nous a démontré Jane Revell.
Je vous invite à visiter son site: www.janerevell.com
Chaque coach est un cuisinier qui utilise les ingrédients de la PNL pour faire, refaire, modifier, améliorer sa recette du coaching! L'important est que cette recette aide la coaché(e)
 
Je suis repartie revivifiée par des relations multiculturelles (l'international me manque un peu) et avec l'intime conviction de l'apport de l'interculturel sur le coaching!
 
Affaire à suivre...
 
 

"travailler, c'est faire l'expérience du réel"

Posted on May 11, 2013 at 4:04 AM Comments comments (1)
D'organisation en organisation, les mêmes sujets reviennent sur le bureau des DRH et des coaches. Les risques psychosociaux et la gestion du stress en font partie.
Ce qui est passionnant dans ce sujet, c'est qu'il est multi facette et multi approche. J'en découvre encore une actuellement.
 
Parler des Risques Psychosociaux et de la gestion du stress en milieu professionnel, c'est aussi, parler du TRAVAIL!
 
Travailler, c'est faire face à de la variabilité, mobiliser son intelligence et être en relation. Ces trois actions mobilisent des compétences cognitives, physiques et psychosociales. Travailler, ce n'est pas si simple!
 
- Travailler, c'est combler l'écart irréductible entre le travail prescrit (la définition de fonction) et le travail effectif. C'est donc ce qu'il faut ajouter à la fiche de poste pour que cela marche. En clair, c'est le pouvoir d'action que tout travailleur possède. Et ceci n'est pas un dysfonctionnement des conditions de travail, mais bien le TRAVAIL.
 
- Travailler, ce n'est pas seulement produire. C'est mobiliser toute sa personne: investissement de l'intelligence et de la personnalité pour faire face à la variabilité du travail. C'est donc une promesse de transformation de soi.
Le travail est un élément fort de l'identité et un constructeur de la santé. A ce titre, il peut aussi avoir l'effet inverse! 
 
Ainsi, le travail d'un individu ne peut se réduire aux comportements observables, aux indicateurs de production, aux modes opératoires standardisés!
 
Stupéfaction dans les rangs des ingénieurs et de la production! Ils se tournent vers les RH, en disant: "à vous de jouer, nous, on est hors jeu!" 
 
Le travail est constructeur de santé physique et mentale. Pourquoi?
 
 
Dans toute situation de travail, la santé est en jeu, car le travail participe de la construction de l’identité et de l’accomplissement de soi, grâce à la dynamique de la reconnaissance du travail.
 
C’est la raison pour laquelle il y a toujours un engagement du travailleur dans son travail. Cet engagement est à la fois social (« être reconnu dans son travail ») et individuel  (« se reconnaître dans son travail »)
 
La difficulté, c'est que la santé n’est pas tant un état, c'est un équilibre toujours remanié, toujours en mouvement. C'est pour cela que la gestion du stress en situation professionnelle est complexe ainsi que les risques psychosociaux!
Il est nécessaire chaque jour, dans chaque organisation, de se poser et de se reposer la question du travail!
 
Dans un environnement changeant, incertain, le travail est en perpétuel adaptation.

Formation PNL: retour à l'école maternelle

Posted on August 31, 2012 at 8:27 AM Comments comments (1)
 
Suivre une formation lorsque l’on est adulte, professionnel expérimenté, c’est un peu comme retourner à la fac ! Suivre une formation de développement personnel telle que la PNL (Programmation Neuro Linguistique), c’est littéralement retourner à l’école maternelle, au sens propre comme au sens figuré !
 
Bien que manager RH et coach, pendant 3 jours, je me suis retrouvée à l’école maternelle de Pralognan! Ce choix de lieu de formation, une école maternelle, n’est pas anodin car suivre une formation en PNL, c’est accepter de remettre en cause un certain nombre de certitudes et de croyances ! C’est accepter de se dire : « je sais que je ne sais rien, ou pas grandchose». C’est constater que l’on apprend aussi bien voire mieux à l’extérieur, dans la belle nature qu’ à l’intérieur. C’est s’ouvrir à une autre façon de vivre, expérimenter et intégrer les enseignements.
 
A l’issue de ces 3 jours de formation, je me suis dit que toute personne travaillant dans les relations humaines devrait nettoyer, dépoussiérer sa pratique en suivant ce type de formation. C’est pour moi, l’hygiène indispensable du professionnel des relations humaines !
 
Laetitia
 

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