Management des Ressources Humaines et Coaching

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"My significant other"

Posted on November 2, 2014 at 3:09 AM Comments comments (1)
Ces dernières semaines ont été placées sous le signe de l'émotion, des émotions. Plusieurs événements et quelques lectures m'ont conduite à cette réflexion autour des sentiments, du féminin, du désir et de leur définition. 

Tout d'abord, la belle surprise d'un joli coaching avec mon esthéticienne dans son institut. Dans le temple de la beauté au féminin, nous avons parlé du féminin. Y a t il une singularité à être une femme dans l'action? Face à ses doutes et à ses interrogations, je répondrais oui.

Plus je coache des femmes, plus je me rends compte que nous avons cette propension à faire passer les besoins des autres avant les nôtres, à nous dévaloriser au travail, à n'être jamais satisfaite de notre apparence....Pourquoi? Notre sexe? Notre anatomie? Je ne sais pas y répondre et je ne veux pas y répondre. Le coaching s'attache simplement à demander comment y remédier.

En cela, Yung nous éclaire car il postulait l'existence en chacun de nous d'un archétype représentant le sexe opposé. L'ANIMUS représente la part masculine inconsciente de la femme et l'ANIMA, la part féminine inconsciente chez l'homme. En coaching, nous aidons simplement à aller contacter cette partie enfouie en nous et qui fait, pour autant, partie de nous.

Finalement, il s'agit de créer son identité plurielle, où l'amour et le désir comptent autant que l'accomplissement professionnel. C'est pourtant là que se situe la difficulté: à Etre  une femme dans sa vie amoureuse et dans sa vie professionnelle. A être une femme dans ce que l'on porte sans dévalorisation, à être une femme dans ce que l'on ressent sans culpabilité.

Justement, "l'être" dans un environnement qui se complexifie, demande de la créativité. Les relations amoureuses sont, aujourd'hui, à géométrie variable: hétérosexualité, homosexualité, mariage, concubinage, remariage, divorce,... "Mon épouse", "mon mari","ma copine", "mon ami(e)". Tout cela est obsolète! 

Je fus touchée par un article traitant de cet "autre qui compte". Formule plus élégante en anglais: "my significant other". J'ai trouvé l'expression intéressante car révélant un nuancier d'émotions et de sentiments, de possibles aussi, bien plus vaste que le classique "mon mec" ou "ma meuf". Car son "autre qui compte" appelle des dizaine de réponses: portraits, souvenirs, visages, parfums, moments,... Cet autre n'est donc pas réduit à son genre ou à son sexe. L'Etre ne peut pas se résumer à ceci.

Voilà la boucle est bouclée: je milite pour une identité plurielle de l'être aimé, my significant other!

Keep learning

une phrase qui guide...

Posted on March 17, 2014 at 3:33 PM Comments comments (1)

"Rappelle toi:l'unique personne qui t'accompagne toute la vie, c'est toi-même! Sois vivant dans tout ce que tu fais."

Pablo PICASSO

Théorie du bocal de cornichons

Posted on February 9, 2014 at 5:17 AM Comments comments (216)
Ces dernières semaines m'ont amenée à revoir plusieurs de mes anciens collègues. C'est toujours un moment agréable où l'on reparle du bon vieux temps et où l'on prend des nouvelles de chacun. Comment les uns et les autres ont évolué... bonheurs et malheurs dans le monde  du travail!

C'est au cours d'une soirée un peu arrosée que la théorie du bocal de cornichons m'a été exposée par Dr L.R (pour des raisons de confidentialité, je ne peux communiquer son véritable nom). Cette théorie est le fruit d'une longue observation de sa propre expérience professionnelle. Selon lui, "tout corps plongé dans un bocal de cornichons en prend la couleur au bout d'un certain temps" voire d'un temps certain. Je notais promptement cette citation, pensant, à juste titre, qu'elle pourrait faire l'objet d'un article.

J'en étais restée là de mes réflexions, lorsque j'ai exposé cette nouvelle théorie à une amie RH qui travaille dans la fonction publique et qui observe beaucoup de ses collègues naviguer à vue au cœur de la nébuleuse. Et là , devant une coupette de prosecco, voilà ce que nous avons élaboré.

Nous ne remettons pas en cause la théorie du bocal de cornichons, en effet, il est incontestable qu'une carotte plongée dans le bocal prend à terme le goût et la couleur du cornichon. Mais qu'en est-il de l'oignon et des grains de moutarde? Nous affinons donc cette théorie en précisant que l'oignon prend très difficilement la couleur et le goût du cornichon, alors quel est son rôle dans le bocal? C'est l'agitateur, l'empêcheur de tourner en rond, qui d'ailleurs reste souvent au fond du bocal et que l'on mange à la fin.

Dr L.R, êtes-vous un oignon qui s'ignore ou un oignon qui voudrait être carotte pour mieux vivre au sein du bocal? Pour moi, être un oignon au sein d'un bocal de cornichons est un véritable art qui demande courage et ténacité!
Quant à la carotte, ce corps plongé au sein d'un bain de vinaigre, de grains de moutarde et de cornichons...est-ce un corps sans personnalité, sans talent ou est-ce un corps hyper adaptable, polymorphe, caméléon qui lui permet d'exister malgré la férocité du bain?

Nous en sommes arrivées à parler du vinaigre et de la moutarde! Dans le bocal de cornichons, sans vinaigre pas de conservation! le Cornichon ne peut survivre que si il baigne dans du vinaigre et les graines de moutarde le mettent en valeur. Tout ça pour dire, que l'environnement joue un rôle très important, tant pour le cornichon que pour le corps plongé dedans!
Ce n'est pas mon amie RH qui dirait le contraire, elle qui est contrainte de faire des plans de formation en tuyau d'orgue. (comprenne qui pourra!)

Je finirai cet article en parlant du truc en plastique, dont on ne se souvient jamais du nom, qui sert à sortir les cornichons du bocal sans y mettre les doigts! Il comprend  le bidule à tirer, le pétouillon accrocheur et la plateforme à cornichon. Ce truc en plastique est intégré au bocal sans en faire vraiment partie! Drôle de place. Un peu comme les prestataires de service, les commissaires aux comptes, les consultants...Bref, tous ces corps de métier qui contribuent à faire sortir le cornichon de son bocal!

En conclusion, je livre cette phrase à votre réflexion: un cornichon seul n'a pas de pouvoir au sein d'un bocal. 



Belle année 2014

Posted on January 10, 2014 at 1:05 PM Comments comments (0)

L'archetype IRON MAN

Posted on April 27, 2013 at 1:10 PM Comments comments (362)
J'aime utiliser les personnages et héros de film ou série TV pour illustrer des grands types de personnalité. Je trouve cela beaucoup plus vivant, beaucoup plus parlant.
Ces dernières semaines, je suis tombée par hasard sur deux films du même super héros IRON MAN. Je ne suis pas fan de ce genre, pour autant, sa personnalité m'a inspirée.
 
IRON MAN fait partie des super héros des comics Marvel, et les super héros sont très intéressants à étudier et celui-ci en particulier. Pourquoi?
Tout d'abord, parce que ce super héros est un des seuls à être célèbre avant de devenir un justicier, avant d'avoir de super pouvoirs. Tony Stark est en effet un brillant business man, un brillant ingénieur et un brillant inventeur.
Il pourrait être quelqu'un de la vraie vie, un grand patron d'industrie, par exemple.
 
Tony Stark est également un homme avec ses blessures, ses failles, son alcoolisme,...et c'est en les exposant à l'extérieur qu'il va devenir IRON MAN. Je m'explique.
 
C'est pour survivre à une blessure physique qu'il se construit une armure métallique. Cette blessure physique fait écho à sa blessure psychique: son coeur.
Ce personnage semble avoir des difficulté à appréhender l'amour, émotion qui siège communément dans le coeur.
 
La faille originelle de ce super héros est la fragilité de son coeur et il doit compenser cela par un coeur artificiel et se protéger d'une armure. Ce super héros agit ses blessures psychologiques en trouvant des solutions extérieures plutôt que des solutions intérieures.
 
Dans le 2ème opus, son coeur artificiel est littéralement en train de le tuer, montrant ainsi que les solutions externes ont leurs limites et qu'un problème interne non résolu revient toujours et toujours plus puissant.
 
Pourquoi ce coeur fait-il donc souffrir notre super héros? Manque d'amour de ses parents? Trop d'amour de ses parents? incapacité à gérer les émotions? Impossibilité à les exprimer?
 
Il est vrai que Tony Stark est un personnage froid, dur, déterminé comme son double IRON MAN. Il a  un caractère normatif , exigeant. Il est difficile à vivre car narcissique et pour autant, bien que doué d'une intelligence remarquable, il est maladroit pour extérioriser ses sentiments. Il tente de suppléer cette faille par l'action, le mépris et le cynisme et enfin l'alcool. Ce super héros est finalement très humain!
 
Le fait de devoir vivre avec un coeur artificiel, qui, de surcroît, est en train de le tuer, va l'obliger à revisiter son passé et la relation à son père. C'est d'outre tombe, que ce dernier va sauver son fils en lui léguant le prototype d'une nouvelle molécule. Molécule qui va lui sauver la vie!  Ainsi, Tony Stark semble prendre conscience de l'amour de son père pour lui. Symboliquement, la conscience de cet amour va faire repartir son coeur!
 
Pourrait-il néanmoins abandonner son armure? Peut-être que le 3ème opus nous le dira?
 
Finalement, les archétypes de super héros sont bien plus riches et profonds qu'ils n'y paraissent!
 

Impact on the others?

Posted on April 6, 2013 at 3:39 PM Comments comments (0)
What kind of impact do you have on the others? What kind of impact do the others have on you?
We ARE interconnected. "We are not self-made individuals". What we do, impacts someone else. At the same time, someone else's attitudes, actions and results impact us.
 
Ce n'est pas facile d'évaluer l'impact que l'on a sur les autres. Pour autant, il y a des moments spécifiques dans la vie professionnelle où vos collègues voire vos patrons osent exprimer l'impact que vous avez eu sur eux. Je vis actuellement un de ces moments, puisque je viens de quitter une organisation. Je suis toujours surprise de l'image que je renvoie, de l'impression que je donne, diversement interprétées selon les personnalités.
 
Chaque jour, je croyais venir travailler en apportant, avant tout, une certaine technicité de mon métier: conseils légaux, mise en place du plan de formation, debriefing d'un entretien de recrutement, animation des instances représentatives du personnel, réalisation d'entretiens de licenciement,...
En fait, ce que mes collègues m'ont renvoyé comme impact ou feedback, c'est la façon dont j'ai fait mon métier plutôt que mon métier en lui-même.
 
En effet, ce que mes collègues m'ont dit c'est qu'ils ont noté ma façon de les impliquer et de les informer de mes dossiers, ma façon de travailler avec eux, en équipe, dans l'écoute et le partage d'informations, ma façon d'être disponible pour eux, de dédramatiser des situations conflictuelles ou managériales difficiles...
 
L'Etre est donc bien ce qui impacte le plus, bien plus que le Faire.
 
J'en suis biensûr convaincue intellectuellement, mais c'est toujours plus parlant lorsque c'est vécu. Surtout, venant de collègues travaillant dans une organisation qui cultive le secret, la division et l'information comme source de pouvoir et non comme moyen de développement.
 
Finalement, en tant que Responsable RH et Coach , je peux expliquer pendant des heures ce que travailler en équipe signifie, combien cela peut être important dans la performance tant individuelle que collective, mais cela aura beaucoup plus de poids si j'en suis l'exemple, si je donne à voir, si j'expérimente!
 
J'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte... Vrai et faux. Car je suis bien placée pour savoir qu'il existe encore des entreprises et des patrons qui pensent que diviser permet de régner et de prospérer, qu'humilier permet de canaliser et de se faire respecter et que le secret équivaut à la confidentialité.
 
Voilà, ce que je sais de l'impact que j'ai sur les autres. Qu'en est-il de l'impact des autres sur moi? ... 
 
 

nouvel envol...la délivrance

Posted on March 25, 2013 at 4:48 PM Comments comments (0)
La délivrance a un goût d'eau douce, la protection des montagnes et la beauté des grands espaces.
La délivrance ouvre le champ des possibles et en même temps, donne un sens, oriente le future.
La délivrance redonne confiance, fait oublier la colère et panse les blessures.
 
La délivrance donne des ailes, des projets, des idées.
La délivrance apporte de nouveaux contacts, de nouvelles envies, un  nouvel envol.
 
Voilà, ... une décision prise peut constituer un nouvel envol. La décision, aussi difficile soit-elle à prendre, est porteuse, quoiqu'il en coûte, de renouveau.
 
La décision, dans un sens ou dans l'autre, est une porte qui s'ouvre, une barrière qui se lève, un ciel qui se dégage, ...une énergie retrouvée.
 
Ceci peut vous paraître obscure, et pourtant ces quelques phrases ont un sens profond pour moi. Elles sont constitutives de mon expérience, expérience qui m'a construite, qui me construit et qui me construira...
 
Je sais que le choix que je fais là, c'est aussi accepter de laisser de côté d'autres opportunités, aussi belles soient-elles. J'ai fait cette expérience là d'entendre, après avoir pris la décision, qu'il y avait un autre choix, peut-être... J'ai fait cette expérience là de ressentir la frustration et de se dire que le destin est bien cruel de m'imposer une telle complexité!
 
J'ai accepté que le destin ne soit pas fatalité mais compagnon de route.
Il ne faut sans doute pas que cet autre choix qui s'est offert à moi se réalise. Toute route humaine est pavée d'expériences, de choix et de décisions, aucune ne me semble être une ligne droite mais plutôt une petite route de montagne!
 
Si tu me lis et si tu te reconnais, je te dis non aujourd'hui pour peut-être pouvoir te dire oui plus tard.
 
Pour autant chaque expérience nous conduit à faire des choix, à suivre des directions, à prendre des décisions, et...un nouvel envol!
 
 
 
 
 

Director of Fun?

Posted on March 9, 2013 at 4:56 AM Comments comments (98)
Je ne sais pas si c'est l'arrivée du printemps; le dégel et la hausse des températures, mais j'avais envie de vous parler de fun au travail.
 
En ces temps de crise, de chômage, de grisaille, de tristesse, il me semble plus que jamais urgent de nommer un ou une "Director of Fun"! En effet, est-ce que cette fonction tombe systématiquement dans les missions RH, je dis non!
Il n'y a pas qu'un ou une "Director of Fun" dans une organisation, mais bien plusieurs!
 
Chacun a son talent particulier pour dédramatiser une situation professionnelle autour de la machine à café avec humour et dérision, imiter un ou une patronne désagréable pour mettre à distance des émotions négatives,...
Ces compétences sont précieuses et pourtant elles n'apparaissent dans aucune définition de fonction et sont encore plus difficiles tant à reconnaître qu'à rétribuer!
 
Certains ou certaines s'auto-proclament "Director of Fun" pour une journée, une semaine, un mois ou plus et s'engagent à mettre une bonne ambiance de travail. De mon point de vue, il faut encourager ce type d'initiative  car le "Fun" c'est sérieux dans une organisation!
 
En effet, ces "Directors of Fun" et autres "Queens of Fun and Laughter" sont des personnes-piliers dans une organisation, par le fait qu'elles fédèrent autour d'elles, sont ressources en cas de difficulté et sont parties intégrantes de la culture d'une organisation. Elles la font même évoluer!
 
Comment valoriser, fidéliser ces personnes dans une organisation? Une belle question RH! Elles sont vecteur de performance et pour autant pas facile de mesurer cette performance. Une gageure pour vendre ce type de profil auprès d'une direction générale!!
 
Les enjeux RH sont belle et bien multiples et parfois exotiques car comment aller valider un sens de l'humour en entretien de recrutement?
Si quelqu'un a une idée,je suis preneuse!
 
 

une "drôle" de journée

Posted on February 3, 2013 at 4:28 AM Comments comments (0)
Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une journée de travail qui me semble assez emblématique de ce que je vis actuellement! Je la qualifie de "drôle" mais j'y mets tous les guillemets qui s'imposent.
 
Tout a donc commencé un mardi, levé 5 h du mat pour partir en déplacement dans le sud de la France. Pour faire quoi? Des réunions sous le soleil? Donner des conseils à mes managers préférés en sirotant un café sous les palmiers? NON!! 4h de route pour aller licencier, again and again!
 
Bref, j'enfourche mon fidèle destrier, je trace jusqu'à V...., je change de destrier. Manque de chance, celui-ci n'a plus d'essence dans le réservoir, son pare brise est givré,...bref, je peste car il est 7h du mat et je suis toujours à V....!!
J'arrive enfin à décoller. Je roule pendant 3h, sans m'arrêter (même pas un petit arrêt pipi!) car je sais que ma "directrice adorée" m'attends également pour un RDV.
Sur la route, elle me fait appeler, inquiète, car je suis en retard! Je lui explique que je ne peux pas aller plus vite que la vitesse de la lumière et en plus, j'ai le soleil en plein dans les yeux! (évidemment, je n'ai pas mes lunettes de soleil!)
 
Tout en roulant, je m'aperçois que mon fidèle destrier n'a pas de GPS! Que mon pauvre tomtom ne veut pas fonctionner dans cette contrée lointaine et je tourne 20 min dans le labyrinthe de Sophia avant de trouver mon chemin!
 
J'arrive enfin, essoufflée, je rejoins ma "directrice adorée" en RDV avec un cabinet de recrutement. Elle l'a choisi toute seule, elle veut travailler avec celui-ci car elle connait très bien la femme du patron du cabinet de recrutement! Ça c'est un critère objectif de choix!!! Bref, je fais office de pot de fleur pendant tout l'entretien, ruisselante de sueur et tentant de sauver un brushing défaillant!
 
A la sortie de l'entretien, ma "directrice adorée" ne manque pas de me prodiguer ses conseils: "vous devriez aller chez le coiffeur Laetitia!" Sans blague!
 
Même pas le temps de manger et j'enchaîne avec mon entretien de licenciement.
 
Une bonne âme me descend une assiette avec les restes du buffet des commerciaux et je vois revenir ma "directrice adorée". Cette fois-ci elle veut révolutionner la politique café dans l'entreprise, afin de faire des économies!!
 
Je reste stupéfaite. Je l'informe, malgré tout, que nous attendons sa validation pour la politique salariale et que c'est urgent...mais non, le café l'emporte! Puis la politique voyage...fini les temps de récupération, les voyages en business, les hôtels 4 étoiles...
pendant ce temps là, j'attends ma validation sur ma politique salariale...
 
17h, je reprends la route après avoir répondu aux milles questions insensées de ma "directrice adorée". Sonnée comme une boxeuse, je lutte tant bien que mal contre le sommeil. Mon fidèle destrier file dans la nuit, tout en évitant les radars.
Je me dis que j'ai encore une chance d'arriver à temps à la maison pour regarder le doc de Serge MOATI! (j'aime bien les documentaires de Serge, c'est une motivation comme une autre)
 
J'atteins enfin mon site, je pose mon destrier et avant d'en prendre un autre, je me dis que je vais déposer tous mes documents au bureau!!
Mauvaise idée! La fatigue avait altéré mon jugement.
Je pénètre dans mon bureau et là....l'alarme anti intrusion se déclenche!
Et Merr.......! Je ne peux m'empêcher de sourire car cela conclut bien une "drôle" de journée!
Tout le site se met à hurler, arrivée du Responsable de la sécurité...je m'excuse platement. Il voit que je suis défaite: plus de brushing et maquillage qui coule.
Il me dit: "toi, tu as passé la journée avec notre "directrice adorée?"
"Ben oui, comment tu le sais? Ca se voit sur ta tête...allez, ce n'est pas grave. Rentre chez toi!"
 
Petite satisfaction, j'ai eu le temps de regarder le docu de Serge MOATI!
 

Osez la beauté!

Posted on January 13, 2013 at 4:40 AM Comments comments (0)
Quel drôle de titre, me direz vous? Je l'ai vu sur la couverture d'un magazine féminin et cela m'a interpellée! Pourquoi vous parlez de la beauté?
Parce que j'y travaille tous les jours, dans la beauté!! Dans mon bureau, il y a des photos de femmes magnifiques au corps de déesse, pas une ride...ou si peu que le photographe n'a pas besoin de retoucher la photo!! Dans les couloirs, des corps musclés, des galbes et des fessiers...
 
C'est la première fois que je travaille dans ce monde là!!! J'avais plutôt l'habitude des machines graisseuses, des ateliers bruyants et des ouvriers aux mains noircies.
Pour autant, le monde de la beauté peut être tyrannique, je le vis au quotidien! Tyrannie de l'apparence physique, tyrannie de l'apparence vestimentaire, tyrannie du poids...bref tyrannie, tyrannie, tyrannie!!!!
 
Ce mot lancinant raisonnait dans ma tête jusqu'à ce que je lise un article de Valérie Lemercier qui disait: "J'ai compris qu'être belle est un choix."
C'est un choix, c'est vrai et c'est un choix éminemment mental voire psychologique!
Comme tu as raison Valérie Lemercier, il y a des matins, j'arrive dans mon bureau et je me dis, aujourd'hui, tu es plus belle que cette femme qui te toise, figée dans son papier glacée!!
 
Il est vrai que toute personne qui entre dans mon bureau va forcément nous comparer car nous sommes l'une et l'autre dans le même champ de vision.
Qu'importe...car moi, je vis, j'exprime, je ris, j'ai des émotions et c'est cela la beauté! Ce n'est pas cette femme sans ride et sans expression!
 
Cela dit, ce choix mental est renforcé, par vos regards, messieurs! C'est au travers d'une discussion avec mon ex, que j'ai pris conscience que son regard posé sur moi était la meilleure des crèmes anti-rides! Je le lui ai dit, il en fut touché, et c'était beau de le voir rougir. Il avait (il l'a toujours, ;)) cette belle faculté de montrer ses émotions, du désir à la douceur, en passant par la compassion, la douleur, la peur, le manque,...Je pouvais les lire dans ses yeux et c'est ce qui me rendait belle à mon tour. 
 
Alors messieurs, osez nous regarder avec ce que vous avez de plus beau: vos émotions...pour que nous aussi, nous osions la beauté!
La vraie, l'authentique, la vivante...